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Contes :  Les disparus d'Abaghaga
Étiquettes: Niger   conte touareg   Iférouane  
 
Iférouane

Les disparus d'Abaghaga


Dans l'Air, il y a des endroits que les voyageurs évitent, de jour comme de nuit, à cause de leur sinistre renommée ; la vallée d'Abaghaga est au nombre de ceux-là.
C'est un lieu désert qui fut jadis habité, comme en témoignent de vieux cimetières à flanc de montagne, ainsi que des dessins et des écritures gravés un peu partout sur les rochers.


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Un jour, sept jeunes gens assistaient à une fête qui se déroulait loin de leur campement. lis étaient renommés pour leur courage et les histoires de vieilles femmes ne les impressionnaient pas ; ils avaient les chameaux les plus rapides et les mieux entraînés, et gagnaient toutes les courses et les fantasias.
La fête avait commencé l'après-midi ; les femmes chantaient, de leurs voix envoûtantes ; elles n'avaient d'yeux que pour ces garçons ; le soir, il y eut un grand tende au cours duquel ils paradèrent sur leurs chameaux.
Vers deux heures du matin, les participants, épuisés et heureux décidèrent de rentrer chez eux.
Les sept inséparables en firent de même et s'enfoncèrent sans peur dans la nuit, accompagnés par les you-you des jeunes filles émerveillées. Au matin, ils n'étaient toujours pas arrivés à leur campement. A midi, les hommes de leur entourage décidèrent d'aller aux nouvelles, tant ils craignaient une rixe avec un autre groupe, jaloux de leur succès.
On rassembla les chameaux ; les recherches s'organisèrent, et la distance entre les deux campement fut rapidement couverte. On suivit leurs traces, jusqu'a l'endroit où elles s'engageaient sur le chemin qui mène à Abaghaga.
Plus loin sur la piste, face a la montagne, les empreintes disparaissaient; sur le sol, il n'y avait plus rien, ni à droite, ni à gauche, mais dans le sable il y avait sept flaques de sang.
On fit des recherches partout, dans les tribus voisines de la région, et même dans des pays lointains mais on ne retrouva jamais trace, ni des garçons. ni de leurs chameaux.
lis avaient été victimes des djinns d'Abaghaga. La vallée morte ou personne ne passe.





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" Le jour où la terre tremblera / les oubliés jetés au sol / se relèveront "

HAWAD

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RhissaRhossey
Auteur RhissaRhossey
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Poème
Date 24/02/2014 08:14:20
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