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Poèmes :  Suprématie de quartiers
Étiquettes: quartier  
 
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Suprématie de quartiers

Tous les gars des populaires quartiers
Du Maroc, du stand, parlaient rivalité
On en découdrait jeudi, jour de cathé
¤
L’usine tentaculaire offrait ses fumées
Aux cieux mornes, pleurant asphyxiés
Sur les hautes collines du Rambettant
¤
Des enfants intrépides, trop insouciants
Gambaderaient demain, fiers mendiants
De jeux fous, près des lacs caustiques
¤
Dans le village sur le haut d’une colline
Les gars du Maroc flanqués d’Albertine
Regagnaient les aires de jeux funestes
¤
D’un homme fort perdu à son triste sort
On ne retira un jour qu’une bague d’or
De ce lac de soude au cercueil éternel
¤
La rapine nouvelle agitait les frimousses
Et les gais lurons cachaient leur frousse
Derrière leurs joues, boucliers fructueux
¤
Au détour d’un verger de mirabelliers
Les gars du stand jamais sentimental
Fiers du lustre, de leur quartier veillaient
¤
La mouche habile pour coucher a cible
Ils avaient dans le bois le caillou pénible
Pour défendre l’aire de leur stand de tir
¤
Les armées enfantines s’alignaient prêtes
Pour s’affronter d’une d’explosion muette
Où Seul le sifflement des cailloux bruitait
¤
Quel quartier succomberait à la suprématie
Qui ne put , ne jeter que des gestes polis
Qyand rivalité âpre n’offrait aucune bonté

Les gars du Maroc alertés s’avançaient
Puis se repliaient sur le pont des damnés
Pour se cacher derrière ses larges travées

Soudain les lourds galets bien ronds volent
Comme des oiseaux rapaces qui tôt affolent
Mais pas un bruit ne dérange leur vol maudit
¤
D’un ricochet, on entend cachés des pleurs
Jeannot le plus jeune a le visage en fleur
A coté de son frère: Ils ne sont qu’adoptés
¤
Ils n’étaient eux, les bons amis de personne
On les autorisait d’être bouche trou en somme
Pour grossir les rangs des bons gars du Maroc
¤
L’écho renvoya aussitôt du pont un grand son
« Arrêtez ! Arrêtez ! Jeannot à l’œil qui fond
Comme lorsque père tue le lapin le dimanche »
¤
Le mal au ventre, apeuré les gars du stand
Battaient la retraite, sans coup férir se rendant
Et la bataille se terminait dans une bousculade
¤
Chaque garnement avait peur du gendarme
Qui viendrait demain relever leurs larmes
A la fermeté des horrifiés parents habitués
¤
On recommencerai aguerri un jeudi prochain
Jour de patronage, pour être le plus malin
Quand l’aumônier vous accordait la contrition
ƒC






je vais par vos hameaux cueillir vos jolis mots pour vous les rendre bouquets de poésie noués à mes vers toujours pour vous plus beaux

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tikalo
Auteur tikalo
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Poème
Date 10/01/2019 15:45:15
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